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Me-ti odiava i funzionari : DEL GRANDE METODO (sezione della morte) 76 Bis

Me-ti odiava i funzionari. Ma ammetteva di non poter scorgere altra via per liberarsene dal trasformare tutti in funzionari.

Gli individui, diceva Me-ti pensosamente, avevano pri­ma alcunché di prezioso, cioè erano come erano perché gli altri ne pagavano il prezzo. Se così erano piatti assai pregiati, d’altra parte avevano il loro prezzo. Il cibo ha il suo prezzo, questo però significa anche che essi furono divorati.

Bertolt Brecht :

DEL GRANDE METODO

  sezione della morte

DEL GRANDE METODO (sezione della morte) 76 ..

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Le collier de la colombe IBN HAZM

“II collare della colomba” è uno dei capolavori assoluti della letteratura araba medievale, tradotto in numerose lingue del mondo. È un trattato sull’amore scritto circa mille anni fa in Andalusia dal teologo e poeta Ibn Hazm di Córdoba. Ma non è un libro di teoria o di filosofia: nulla a che vedere con le allegorie spirituali e i “sensi mistici” di Dante. L’autore descrive infatti l’amore in tutti i suoi aspetti naturali e terreni. I suoi innamorati e le sue Beatrici sono creature in carne ed ossa. Il tema dei racconti e degli esempi è quello dei dolori e dei piaceri dell’amore sentimentale e sessuale. Le sue osservazioni sulla fenomenologia dell’amore sono assolutamente libere da ogni sorta di pregiudizi: ed è questa, insieme alla piacevolezza dei suoi racconti, la ragione principale dell’interesse che questo autore può suscitare nel momento attuale. È grazie a questo che ci fa entrare, come in un sogno a occhi aperti, nella Córdoba califfale dell’anno Mille, cioè nella città che allora – e da almeno due secoli prima di allora poteva dirsi a buon diritto la metropoli più civile, splendida e progredita di tutto il continente europeo.

http://www.ibs.it/code/9788850326488/ibn-hazm/collare-della-colomba.html

Le Collier de la colombe

(De l’amour et des amants)

IBN HAZM

L’amour est une fitna, une sédition, une guerre civile. Aimer, c’est choisir, contre tous les autres, un seul être qui se distingue par l’amour même qu’on lui porte. C’est donner un sens singulier aux gestes, aux signes, aux mots. Car l’amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages. Et quelle force, sinon l’amour, serait en mesure de tisser dans la mémoire des liens qui uniraient les hommes, après avoir su rompre ceux du quotidien ? “L’amour commence en plaisanterie et s’achève gravement.” Ainsi commence ce traité universel qui mêle réfl exions, souvenirs et poèmes pour évoquer, des prémices de la passion à la trahison, la séparation ou… l’abstinence, toutes les péripéties d’une relation amoureuse.
Ibn Hazm, homme de l’An Mil et somptueux représentant du génie de l’Andalousie, est né en 994, à Cordoue, et mort en 1064. Fils de haute lignée omeyyade, il dut à son nonconformisme plusieurs emprisonnements et la haine des “légistes” : on brûla ses livres. D’une culture polyphonique, il fonde sa pensée sur une exigeante recherche du vrai. Ses quelques grands traités ont légué à la civilisation arabomusulmane un modèle prestigieux pour affronter le changement redoutable des idées et des moeurs.

http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/le-collier-de-la-colombe

Une heure ...

Quelqu’un m’a demandé mon âge,
Après avoir vu la vieillesse grisonner sur mes tempes
Et les boucles de mon front.

Je lui ai répondu : une heure.

Car en vérité je ne compte pour rien
Le temps que j’ai par ailleurs vécu.
Il m’a dit : Que dites-vous là ? Expliquez-vous.
Voilà bien la chose la plus émouvante.

Je dis alors :

Un jour, par surprise, j’ai donné un baiser,
Un baiser furtif, à celle qui tient mon cœur.

Si nombreux que doivent être mes jours,
Je ne compterai que ce court instant,
Car il a été vraiment toute ma vie.

lBN HAZM  (écrivain Andalou Xem et XIem s) in “Le collier de la colombe” (“De l’amour et des amants”) éditions Actes Sud, Collection Babel traduit par Gabriel Martinez Gros. 2009.

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IBN HAZM est un homme de l’an mil, un philosophe de souche andalouse né à Cordoue en 994 (384 de l’Hégire) mort en 1064, converti à l’Islam. (ABÛ MUHAMMAD ALÎ IBN AZM ou AL HAZM), fût poète, historien, juriste, philosophe et théologien il mît son érudition, au service de ses convictions politiques et théologiques. Son oeuvre est immense, 400 titres environ, (dont beaucoup de livres perdus ou brûlés par punition), “Tawq al-Hamama” ou “Le collier de la colombe”, son ouvrage le plus célèbre, a été souvent comparé aux livres d’amour courtois, à la poésie des troubadours, composé à Jativa en 1027, il est consacré à l’Amour et aux amants. La dissimulation du langage est un des traits de l’amour. L’amant, quand on l’interroge, nie et se compose une apparence sereine :

 Il est donc vrai que l’amour est séduction spirituelle, une fusion des âmes [...] L’âme de l’amant est libre. Elle sait la place qu’elle partage avec l’autre ; elle vise à son voisinage, y tend, la recherche, désire l’aborder, l’attirer si elle pouvait, comme l’aimant attire le fer.

On connaît de lui un diwan, recueil de poésies qui reflètent ses tristes expériences. Ce livre reprend les idées courantes de la littérature arabe sur l’amour et le comportement des amants. Il s’inscrit dans la tradition d’une idéalisation “platonique”. IBN HAZM s’est appliqué à faire éclater les idées reçues. Il s’est posé rapidement la question de la sincérité, il s’inspire finement de son expérience personnelle, pour atteindre des considérations psychologiques bien avant l’avant l’avènement de cette discipline, qui mettent en question le mystère de la sincérité de l’homme : 

L’homme se sert-il des mots pour se masquer, pour se donner telle ou telle apparence, ou trouve-t-il dans la puissance de ces mots les miroirs vivants dans lesquels il offre sa véritable image ?

Ainsi est posé le problème de la nature et de la valeur du langage, qui a inspiré à IBN HAZM les idées fondamentales de sa réflexion religieuse. On trouve dans son Kitab al-ahlaq wa’l-siyar (Épître morale) d’autres exemples de son acuité psychologique et ses ouvrages théoriques sont les plus connus dans son oeuvre. Selon IBN HAZM, le langage est fait pour la communication et son but est l’intercompréhension (tafahum).  Ce langage doit être clair, ne pas se construire sur des sous-entendus (taqdir) et ne pas être énigmatique. IBN HAZM a étudié le Coran, ses lois grammaticales, son lexique sa logique, mais nous ne traiterons pas ce sujet ici car un blog entier ne suffirait pas.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rh…

Son oeuvre est inspirée d’un fil conducteur que l’on retrouve dans toutes ses oeuvres, le pessimisme et une certaine misanthropie, IBN HAZM  est un des auteurs les plus personnels, les plus vivants de toute la littérature arabe, il a pourchassé, dans la religion et dans la connaissance en général, tout ce qui venait de l’homme comme erreur, vaine prétention, révolte. Son idéal était de retrouver, en toute humanité la pureté, la foi et la loi. 

Une amitié sincère ne naît pas en un instant et l’on ne fait pas jaillir la flamme à volonté. Elle se développe lentement et elle est enfantée grâce à une longue intimité ; ainsi elle acquiert des base solides, Elle n’est point sujette au déclin ni à la diminution ; sa stabilité et son accroissement ne sont compromis par rien. Ce qui confirme cela, c’est que tout ce qui naît et croit rapidement ne tarde pas à périr.

Pour IBN HAZM aimer, est une guerre civile, c’est choisir, contre tous les autres, un seul être, qui se distingue par l’amour même qu’on lui porte. “Car l’amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages. Et quelle force, sinon l’amour, serait en mesure de tisser dans la mémoire des liens qui uniraient les hommes, après avoir su rompre ceux du quotidien ?” (Extr du texte de présentation de l’ouvrage)

“Le collier de la colombe” débute ainsi :

“L’amour commence en plaisanterie et s’achève gravement”.

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/03/14/une-heure.html

Télécharger Les affinités de l’amour dans les traditions .

Ibn al-Hazm, de son nom complet Abû Muhammad Alî ibn Ahmad ibn Sa’îd ibn Hazm az-Zahiri al-Andalussi1 (en arabe أبو محمد علي بن احمد بن سعيد بن حزم) (7 novembre 994/384H à Cordoue – 15 août 1064/456H à Montíjar) est un poète, historien, juriste, philosophe et théologien musulman de souche andalouse convertie à l’islam depuis plus de deux siècles2.

Biographie

Deux fois ministre (vizir) au service de la dynastie omeyade alors en pleine décomposition, Ibn Hazm mit ses connaissances encyclopédiques au service de ses convictions politiques et théologiques3 .

Œuvre

L’œuvre d’Ibn Hazm est immense. Elle comprend 400 titres environ (beaucoup sont perdus car brûlés par un gouverneur pour le punir) couvrant la totalité des sciences islamiques.

En logique, il dénonce l’identification abusive de l’induction et de la déduction avec le syllogisme.

En droit musulman, il se tient à distance des écoles chafite et malikite. Refusant l’induction canonique, la recherche des causes, l’opinion, la bonne appréciation et la tradition, il prône le « respect total du texte » et « la nécessité d’une méthode rationnelle ». Il nomme cette nouvelle méthode d’interprétation la zahiria. Le zahirisme prône le phénoménalisme dans l’interprétation du texte sacré. Il s’agit donc de considérer le texte sacré comme un objet contenant toute sa vérité, exactement comme on pourrait étudier une production de la nature. Les prescriptions coraniques doivent donc être étudiées comme telles, sans chercher à les interpréter ou à les justifier. Elles sont ce qu’elles sont et cela suffit. Ibn Hazm fustige les juristes et les théologiens qui ont opté pour la subjectivité, source intarrissable de déviations. Le Coran doit donc être examiné comme un tout achevé à quoi l’on ne doit rien retrancher ni ajouter. Le texte sacré s’impose alors par son évidence. Il est inutile et néfaste de vouloir le démontrer. Il suffit, en fait, de le montrer. Toute autre position consisterait à se substituer au texte et par la même occasion reviendrait à égaler ou dépasser le prophète de Dieu, prétention absurde et condamnable.

À la suite de son modèle Ibn Dawoud, son traité de morale, le Collier de la colombe, le situe parmi les représentants majeurs du platonisme en Islam. A.R. Nykl a signalé l’étroite ressemblance qui unit ses théories de l’amour platonique et celle du gai savoir des fidèles d’amour et des troubadours4.

Le Traité sur les religions et les écoles de pensée est considéré comme le premier traité d’histoire comparée des religions (dans le monde et en langue arabe). Il y analyse toutes les attitudes possibles face au phénomène religieux, du scepticisme à la foi du charbonnier.

Autres œuvres :

  • Le Livre des mœurs et des conduites
  • Al-Fisal
  • Al-Mouhalla (livre de fiqh)

Postérité

En 1078, lors de la « dispute de Saragosse », Hugues de Semur, abbé de Cluny et Abû al Walîd al Bâjï, jurisconsulte, acceptent de se rencontrer et de défendre leurs thèses autour d’un essai critique sur les dogmes d’Ibn Hazm5. Cette « dispute » (orale) met en lumière le rôle de Cluny dans l’ouverture à l’Islam, qui n’intéresse alors pas les « intellectuels » européens. Dans le même esprit, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, entreprit de faire traduire non seulement le Coran (par Robert de Ketton) mais aussi des légendes et récits divers sur le Prophète de l’islam et les premiers califes. Il fit aussi traduire l’œuvre de Risalâ de Al-Kindî (œuvre touchant à tous les aspects du savoir, cour de Bagdad, avant 820), la Nûr muhammadî et la Doctrina Machumet (recueil des réponses du Prophète à quatre juifs).

Notes et références

  1. Ibn Ḥazm’s Treatise sur jstor.org [archive]
  2. Dictionnaire historique de l’Islam, p. 387
  3. (fr) « ibn Hazm, ‘Abû Muhammad Alî biographie » [archive], sur ‘Abû Muhammad Alî (consulté le 10 octobre 2010)
  4. Benjamin Péret, Anthologie de l’amour sublime, Albin Michel,‎ 1988, p. 77
  5. Pierre Aubé, Saint Bernard de Clairvaux, Fayard, Paris, 2003 (ISBN 2-213-61539-X), p. 503.

Bibliographie

  • Roger Arnaldez : Grammaire et théologie chez Ibn Hazm de Cordoue, Vrin, 1954.
  • De l’amour et des amants : Tawq al-hamâma fî-l-ulfa wa-l-ulfa (Collier de la colombe sur l’amour et les amants), traduction de Gabriel Martinez-Gros, Paris, Sindbad, 1992.
  • (fr) Rachel Arié, « Ibn Hazm et l’amour courtois », , Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 1985, Volume 40, Numéro, p. 75-89
  • Ramón Guerrero, Rafael. “Ibn Hazm of Cordova: on Porphyry’s Isagoge”, in J. Meirinhos – O. Weijers (eds.): Florilegium mediaevale. Études offertes à Jacqueline Hamesse à l’occasion de son éméritat, Louvain-La-Neuve, FIDEM, 2009, p. 525-540.
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Hazm

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La zona – La Demora : Rodrigo Plà.

La coscienza di un adolescente contro i “muri” dei padri. Un dramma sulle regole morali e le nozioni di coesistenza
Marzia Gandolfi

Un muro alto e impraticabile separa la Zona, un quartiere residenziale e abbiente di Città del Messico, da un mondo di baracche e di miseria. Un temporale e il crollo di un cartellone pubblicitario provocano una breccia in quel muro, dove si infilano tre adolescenti delle favelas in cerca di denaro e di fortuna. Ma il destino decide altrimenti e tragicamente. Due di loro muoiono abbattuti dai colpi della sorveglianza, soltanto Miguel trova rifugio nella cantina di una villa e nel (buon) cuore di Alejandro, un coetaneo più felice e fortunato. Mentre Miguel e Alejandro imparano a conoscersi, i residenti intraprendono una folle caccia all’uomo. Nella prima sequenza della Zona un adolescente percorre una strada residenziale a bordo di un Suv. La vernice brillante dell’auto riflette ville e giardini curati: un dentro perfetto e asettico che riproduce se stesso, mentre il suo fuori, caotico e disperato, “ruba” l’amore sopra un pullman rugginoso.
Nell’opera d’esordio di Rodrigo Plà e nell’universo chiuso della Zona c’è il vuoto spaventoso di una lucida determinazione, che spinge residenti sfacciatamente ricchi a confinarsi e a confinare l’umanità derelitta. È un viaggio di sola andata nelle coscienze, paranoiche e mai riscattate, di un gruppo di uomini, donne e ragazzini, nessuno escluso, che si sono dati un sistema di regole fisse che non ammettono né concepiscono eccezioni.
La zona non è una storia di adolescenti ma è il racconto di una crescita, con orrendi segreti da scoprire e contrasti da sciogliere: il sopra e il sotto (la casa e la cantina; il ricco e il povero), il dentro e il fuori (le favelas e il quartiere residenziale), la luce e il buio e i grandi e i piccoli (cattivi padre e cattivi poliziotti contro figli che si lasciano toccare da ciò che è diverso, scoprendolo uguale).
Rodrigo Plà gira un film corale in cui la regressione dell’uomo allo stadio crudo del primordiale rende i rapporti tra vittima e carnefice nitidi e perfetti: non sono più la legge e la giustizia a regolamentare la convivenza all’interno di quella società (auto)esiliata. I residenti nella Zona si offrono al puro istinto, si è prigionieri o carcerieri, non possono esserci vie di mezzo, al punto che la valutazione etica dei personaggi viene messa in relazione con il comportamento tenuto nei confronti del prigioniero/vittima. Tutto appare più semplice e il vero totem contro l’ipocrisia e l’ottusità degli adulti diventa un adolescente. Il senso della storia e della giustizia è dalla sua parte. È Alejandro a spezzare la catena della disuguaglianza e dell’isolamento. Nel suo gigantesco gesto si rivela la sostanza tragica del racconto: la trasgressione di Alejandro riguarda la legge del padre, è un atto di disubbidienza rispetto a quello che gli è stato prescritto, è un percorso etico e conoscitivo.

http://www.mymovies.it/dizionario/recensione.asp?id=54609

http://cameo.cineama.it/focus-on-la-demora/

Focus on: La demora

Se domani dovessi scrivere un libro su Rodrigo Plà (ipotesi tanto improbabile quanto assurda) lo intitolerei LA ZONA come il titolo del suo film più famoso, quello che dà un senso chiaro sia alle pellicole fatte in precedenza che a quelle fatte successivamente. Perchè Rodrigo Plà è un cineasta di zone, cioè di aree, luoghi circoscritti, posti che paiono vincolati. Già tempo fa parlando di Top Floor Left Wing avevamo accennato a come i piccoli quartieri, le zone chiuse da palazzi aggressivi siano uno spunto tipico per il cinema indipendente, votato al racconto degli ultimi. Ecco Rodrigo Plà magari non racconta sempre gli ultimi ma di certo racconta sempre di zone. Come in La demora, gran titolo ma terribile locandina (almeno quella dell’edizione europea perchè l’originale è molto meglio), a certi film gli devi voler bene proprio ad occhi chiusi…..

Qui la storia è quella dello spiazzamento dato dalla mancanza di una vera casa, vissuta attraverso un uomo anziano, preda di vuoti di memoria, ricordi che tradiscono e smarrimenti, che vive con la figlia in un’altra dimora rispetto a quella in cui dovrebbero stare, quella in cui ha vissuto tutta la sua vita. Come tipico degli anziani ovviamente non manca di rimarcare la cosa di continuo. In tutto il film si parla di ricordi, di ambienti e di luoghi e poi li si va a cercare senza trovarli, ci si perde nel vicinato, letteralmente in un fazzoletto, e solo per cercare la vecchia casa.
Ora, chi ha visto La zona ricorda che quello era un film di fantascienza al presente (chi non l’ha visto recuperi subito!). Senza vagare in secoli o decenni futuri, lì Plà imbastiva una trama fantascientifica ai giorni nostri, raccontando di una città in cui i poveri vivono in una zona delimitata da mura, cancelli e guardie armate, dall’altra parte della quale stanno i ricchi. Una notte un temporale crea una crepa nel muro che fa da barriera e gli abitanti della zona confinata possono travasare dall’altra parte.

L’uruguaiano è quindi affascinato da come il luogo condizioni la persona. Un anziano che vaga disperato perchè non ritrova il posto che chiamava casa (e si ostina a non ritenere la nuova dimora casa sua) e dei poveri che sconfinano dal ghetto in cui erano tenuti con la forza nella parte per ricchi.
Il cinema moderno è convinto che ci sia qualcosa nei posti che abitiamo o nei luoghi in cui siamo inseriti, qualcosa in grado di cambiarci e grazie al cielo ha tutti i mezzi per raccontarlo! Meglio delle altre arti visive, il cinema riesce a muoversi nelle città, a raccontare gli spazi e quindi a mostrare come ci cambino, che rapporto intrattengano con le persone. Non è cinema-urbanistico ma antropologico, lo studio dell’uomo visto nel posto in cui sta.
La demora è fatto di interni squallidi e amicizie di quartiere, di passeggiate e angoli di strada, di un generale smarrimento (del protagonista e dello spettatore che non ha bene le coordinate spaziali di dove ci si trovi perchè tutto è sempre inquadrato da vicino) e nonostante nel film ci sia molto altro, lasciato al personaggio della figlia, lo stesso l’impressione è che sia quel modo di girare in un luogo a costituire la ragion d’essere della pellicola.

fotosdemora

I malavitosi di Gomorra, la famiglia nobile di Io sono l’amore, il capo di stato di L’uomo nell’ombra, i disperati di L’Odio ma anche gli spensierati benestanti di Notting Hill, gli alieni di District 9 (arrivati per loro sventura a Johannesburg) e le donne di Sex & the City sono solo alcuni esempi dei moltissimi personaggi e delle moltissime storie del cinema e della tv contemporanei che cercano di creare il loro senso a partire dagli ambienti. Film e serie tv girate in posti scelti con la stessa cura con la quale si scelgono gli attori, perchè i posti, il loro squallore o splendore, il loro stile e i loro suoni, definiscono i personaggi. Le zone di Rodrigo Plà a questo servono, lui più di altri rimuove l’inganno ed espone il fatto che i veri protagonisti dei suoi film non sono gli esseri umani ma i luoghi, capaci di perderli, di cambiarli, di definirli, veri artefici del destino individuale.
Questo non è il cinema dei multisala.

Non ricordarsi dove sia casa propria è come non avere una casa” cito più o meno a memoria dalle parole ad un certo punto pronunciate dall’anziano protagonista di La Demora, un uomo che pare spaventato di non esistere più perchè percepisce di non avere una dimora fissa. L’intuizione di Plà è così forte che è capace di andare anche oltre la riuscita dei singoli film. Radicalizzare un discorso, portarlo all’estremo, guardare i luoghi con sguardo nuovo.

http://cameo.cineama.it/focus-on-la-demora/


Amour : Michael Haneke

http://www.controappuntoblog.org/2012/12/11/amour/

 

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La globalizzazione , La globalizzazione ISIS & Co by Gabriela Giudici -; Detroit si gettano i cadaveri in strada – colf ucraina decapitata e fatta a pezzi by vittoria

La globalizzazione

by gabriella

globa

No, non parlerei di ottimismo .. Come si può essere ottimisti di fronte all’attuale situazione del mondo? D’altra parte, come si fa ad essere soltanto pessimisti? Il mondo che ci sta di fronte è carico di paradossi che non possono che renderci perplessi.

Ulrich Beck, La società globale del rischio. Discussione con Danilo Zolo, 1999

I termini globalizzazione e mondializzazione sono entrati nel lessico sociologico negli anni ’80, per indicare un vasto insieme di fenomeni connessi all’aumento dell’integrazione economica, sociale e culturale tra le diverse aree del mondo.

In quegli anni iniziava infatti a delinearsi l’esito dell’accelerazione di processi tipici della modernizzazione, prima tra tutte l’integrazione economica già descritta da Marx nel XIX secolooltre che lo sviluppo di una rete di comunicazione planetaria che McLuhan indicava nel 1968 come l’infrastruttura del «villaggio globale», ossimoro sociologico con cui lo studioso canadese alludeva all’abbattimento simbolico dello spazio e della distanza e alla nuova vicinanza tra genti lontane [non escludente una nuova lontananza tra vicini] generata dai media elettrici, poi elettronici.

Questa straordinaria trasformazione capace di investire una molteplicità di aspetti della vita individuale e collettiva dell’umanità, presenta le caratteristiche distintive dell’interdipendenza planetaria, per la quale ciò che accade localmente non resta isolato ma produce conseguenze nel resto del pianeta [Giddens, 1990], e dell’autopercezione globale, vale a dire la consapevolezza diffusa di vivere ormai in un mondo ristretto, in cui ciò che succede lontano – dal terremoto in Giappone all’epidemia di ebola nell’Africa centrale – ci riguarda; e in cui eventi e accadimenti significativi vengono vissuti simultaneamente in ogni parte del globo – dal matrimonio del principe William, alla finale dei mondiali di calcio, alla guerra in Iraq.

L’integrazione economica

globalizzazioneL’integrazione economica mondiale è un fenomeno di progressiva unificazione dei mercati, nel cui contesto la produzione e la commercializzazione di beni e servizi hanno per scenario il mondo intero.

Negli ultimi cinquant’anni, la presenza di reti di telecomunicazione planetarie ha dato un decisivo impulso, da un lato, alla riorganizzazione dei processi produttivi delle imprese che ha permesso la dislocazione di strutture e servizi in luoghi diversi del pianeta – in genere, mantenendo i centri direzionali in Occidente e delocalizzando la produzione nel resto del mondo – e, dall’altro, all’omogeneizzazione dei bisogni e dei modelli di consumo che, minimizzando le tradizionali differenze regionali tra i gusti dei consumatori, ha permesso alle imprese di rivolgersi ad un pubblico globalizzato, sfruttare rilevanti economie di scala (cioè risparmi crescenti all’aumento della dimensione dei fenomeni economici) nella produzione, distribuzione e marketing dei prodotti, e praticare politiche di bassi prezzi, penetrando in tutti i mercati.

Tali fenomeni scaturiscono dai processi di integrazione internazionale avviati nel XIX secolo e intensificatisi dopo le guerre mondiali, grazie al progresso tecnologico (trasporti e telecomunicazioni) e a una serie di accordi commerciali promossi da organismi internazionali nati dopo il secondo conflitto mondiale (WTO, Banca Mondiale, Fondo Monetario Internazionale), che hanno ridimensionato le barriere naturali e giuridiche alla libera circolazione delle merci e dei capitali (liberalizzazione), rendendo il commercio mondiale sempre meno condizionato dalle distanze geografiche.

Imprese transnazionali e concentrazione di capitali

Shanghai
Shanghai

Ciò ha alimentando la crescita dei gruppi multinazionali e di fenomeni di concentrazione di capitali su scala mondiale. Giganteschi flussi planetari di capitali, beni e servizi prodotti da imprese multinazionali e transnazionali i cui patrimoni superano quelli di molti stati, passano per le cosiddette città globali, metropoli come Londra, New York, Bangkok, Shanghai, divenute crocevia dell’economia e della finanza internazionale.

nestleIl gigantismo di queste entità economiche che includono imprese industriali e complessi finanziari, fa sì che in alcuni settori esse operino in regime di oligopolio - una situazione in cui il mercato è dominato da poche grandi imprese – come accade nell’agribusiness che vede il 70% del mercato del cacao controllato dalle tre multinazionali Gill & Duffus, Caldbury-Schweppes e Nestlé, mentre il 30% di quello della margarina è dominato dalla Unilever, erede della compagnia che nell’Ottocento ha realizzato le prime grandi piantagioni in Africa.

del monteLe dimensioni di queste imprese e la loro natura internazionale tendono ad accentuarsi attraverso fusioni e acquisizioni aziendali, fenomeni di concentrazione di capitali che danno luogo anche alla formazione di colossi aziendali che collezionano più marchi di una stessa filiera produttiva o che operano in settori diversi (conglomerati), come l’americana Reynolds che produce sigarette ed è proprietaria anche del marchio Del Monte.

La finanziarizzazione dell’economia

Tali dinamiche hanno favorito un’espan­sione abnorme della finanza internazionale, tanto che il valore delle transazioni giornaliere sui mercati valutari è ormai superiore allo stock delle riserve valutarie esistenti, il che segnala la progressiva divaricazione tra i fenomeni produttivi e quelli relativi alla circolazione di denaro (finanziarizzazione dell’economia). Uno dei fenomeni legati alla finanziarizzazione dell’economia, espressione con la quale si intende la tendenza dei capitali a valorizzarsi fuori dalla produzione di beni e servizi e a spostarsi velocemente in investimenti e disinvestimenti internazionali, è la crescente importanza delle agenzie di certificazione (agenzie di rating), società di analisti finanziari che emettono giudizi e valutazioni sui bilanci di enti pubblici e privati, in grado di orientare i flussi di investimenti giocando quindi un ruolo diretto, più che terzo, nella valorizzazione dei capitali.

Here comes another bubble, it's the monster rally all around the valley
Here comes another bubble, it’s the monster rally all around the valley

Altrettanta rilevanza hanno ormai i nuovi strumenti finanziari, future, swap (derivati) e contratti d’opzione, che hanno affiancato gli strumenti tradizionali di circolazione del denaro nelle borse mondiali quali le azioni, le obbligazioni, i titoli pubblici e i fondi d’investimento. Questi nuovi strumenti, sono caratterizzati dalla circolazione di capitali su una pluralità di mercati - alcuni regolati, altri, molto ricchi, che sfuggono anche alle autorità internazionali di regolazione - in cui si scambiano previsioni sui rendimenti futuri, compravendite anticipate e strumenti assicurativi contro rischi finanziari, per una valore calcolato nel 2013 in dieci volte la ricchezza mondiale. Oltre all’entità complessiva delle transazioni, la capacità delle grandi banche di spostare ingenti liquidità è essa stessa fattore di instabilità e perturbazione, così che le turbolenze di mercato rendono permanentemente instabile l’infrastruttura finanziaria dell’economia globale.

Tale volatilità è all’origine delle crisi finanziarie, nelle quali si verificano improvvise cadute dei prezzi di determinati beni che fanno crollare il mercato (bubble burst). Il fenomeno, noto dallo scoppio della bolla dei tulipani del 1637, si è intensificato recentemente – solo negli ultimi quindici anni: il crollo del fondo Long Term Capital Management (LTCM) nel 1998; la bolla delle dot-com (2000) e quella immobiliare (sub-prime 2007) – ed è stato oggetto di un intervento dell’economista di Harvard ed ex segretario al Tesoro americano Larry Summers che, in un’audizione al FMI del 2013, ha parlato di stagnazione del capitalismo e della possibilità di sostenerlo solo riproducendo bolle borsistiche o immobiliari simili a quelle che l’hanno sostenuto nel recente passato, sfociate tuttavia nella crisi finanziaria ancora in corso.

Che si tratti della fine di un ciclo di accumulazione dell’economia capitalistica - come sostenuto da quanti accolgono la tesi braudeliana che l’espansione finanziaria non sia una novità della globalizzazione, ma una costante dell’esaurimento delle forze produttive che ne hanno dominato una fase (Arrighi, 1996)o di una crisi più radicale del sistema di mercato, è oggetto di discussione.

La divisione mondiale del lavoro e il declino della classe lavoratrice

Deindustrializzazione, delocalizzazione e divisione mondiale del lavoro

Detroit
La stazione ferroviaria di Detroit in stato di abbandono

Le trasformazioni economiche che hanno accompagnato la deindustrializzazione di molte aree produttive occidentali e la delocalizzazione delle fabbriche ad est e in Asia che, per converso si industrializzano, hanno approfondito la divisione mondiale del lavoro, consistente nella suddivisione in segmenti dei processi produttivi e nella loro distribuzione tra fasce di lavoratori e tra i lavoratori dei diversi paesi del mondo. 

Nell’attuale divisione mondiale del lavoro si assiste, in effetti, al doppio fenomeno della dislocazione di fabbriche e attività distributive in luoghi diversi (delocalizzazione) e della telematizzazione del lavoro, consistente in un’organizzazione produttiva che prevede la possibilità di lavorare da casa o dal proprio paese, rendendo un servizio a un’azienda o a una regione lontani dal proprio domicilio (telelavoro).

La deindustrializzazione, il cui esempio più emblematico è probabilmente quello della città di Detroit, è un processo di drammatico declino degli impianti produttivi che trascina con sé le forme di vita legate all’economia industriale con le loro relazioni sociali, gli stili di vita, le culture operaie. La capitale del Michigan, già sede della General Motors – fabbrica automobilistica il cui impianto è stato pesantemente ridimensionato nel 2005 in seguito alla crisi iniziata negli anni ’80 e allo spostamento della produzione in Cina – al quale gli operai che avevano rifiutato il dimezzamento dello stipendio non riuscirono ad opporsi -, è oggi una città che lotta contro il rimboschimento delle proprie periferie, che ha visto più che dimezzata la popolazione residente (da 1.800.000 a 700.000 abitanti) e radicalmente mutata la sua composizione, oggi al 70% nera, contro il 30% di quella degli anni ’60. A causa della perdita delle entrate economiche, nel 2013 la municipalità cittadina ne ha dichiarato la bancarotta, decidendo di lasciare allo stato di abbandono due terzi del tessuto urbano.

Mentre genera impoverimento in occidente, nel sud del mondo lo spostamento degli impianti produttivi innesca l’aumento delle diseguaglianze e meccanismi di radicale trasformazione delle società interessate. Com’è avvenuto nella prima e seconda industrializzazione europea, anche in Asia le forme rurali e i costumi tradizionali entrano brutalmente in contatto con un sistema di vita estraneo, caratterizzato da ritmi e valori sconosciuti. Della condizione anomica degli ex contadini trapiantati nelle nuove megalopoli industriali, testimonia il disagio degli operai della Foxconn di Shenzhen, la fabbrica che produce componenti elettronici per la Apple nella quale, nel 2010, undici operai si sono suicidati gettandosi dagli ultimi piani dello stabilimento.

call center New Dheli
Un call center a New Delhi

Attraverso la telematizzazione del lavoro, un fenomeno che si lega alla terziarizzazione dell’economia - vale a dire all’aumento di dimensioni e rilevanza strategica dei servizi del terziario avanzato verificatasi nel secondo dopoguerra - servizi amministrativi, di produzione software o di assistenza ai clienti vengono assegnati a personale che non deve recarsi in fabbrica o in ufficio, o che va a lavorare in strutture lontane dalla sede dell’azienda per cui lavora.

Mentre il telelavoro domestico ha un’importanza ancora relativa per numero di lavoratori impiegati, lo spostamento in luoghi lontani di interi reparti amministrativi in collegamento telematico e telefonico con l’azienda e con i clienti ha già dimensioni rilevanti a causa del minor costo dei lavoratori telematici, residenti in aree non industrializzate: dai primi call center Vodafone che rispondevano dall’India ai clienti inglesi, alla customer care di Fastweb che oggi risponde a quelli italiani dall’Albania (nazione nella quale l’italiano è conosciuto grazie alla ricezione satellitare delle nostre televisioni), si aggiunge il massiccio impiego degli sviluppatori software di Bangalore (India) da parte di Microsoft, che non deve più preoccuparsi di procurare visti d’ingresso a una forza lavoro skilled (scolarizzata e competente) e a basso costo che resta in patria.

Il declino del lavoro

minatori cinesi
Minatori cinesi

Con la divisione mondiale del lavoro cambia il valore e la percezione del lavoro stesso, perché l’impresa può aumentare i profitti senza aumentare la produzione o la vendita, semplicemente distribuendo il lavoro in modo da ridurre i costi. Diminuisce, in questo modo, la rilevanza del personale nel processo produttivo.

Per i lavoratori cresce l’incertezza e si profila concretamente la concorrenza incontrollabile di lavoratori lontani, non sindacalizzati e disposti a vendere la propria attività al miglior costo per l’azienda (dumping). Nonostante l’aumento della conflittualità delle relazioni industriali nei paesi emergenti, con richieste salariali e forti scioperi in Cina, in Sudafrica, in Brasile, le condizioni e i diritti del lavoro sono ancora molto differenti da quelle conquistate in Occidente, tanto che gli orari di lavoro e i ritmi massacranti delle fabbriche, i morti nelle miniere cinesi e turche profilano un nuovo scenario di accumulazione originaria, la condizione di sfruttamento intensivo osservata da Marx ed Engels nell’Europa del XIX secolo.

La collocazione dei lavoratori di una stessa azienda in luoghi diversi, la disoccupazione, la sottooccupazione e la precarizzazione, il dumping sociale dai paesi emergenti, il venir meno di luoghi condivisi di lavoro (telelavoro), accelerano il declino della classe lavoratrice, nata con l’industrializzazione. La debolezza sociale del lavoro è attestata dal crollo della conflittualità sindacale negli ultimi trent’anni e dalla contrazione del reddito da lavoro fatta registrare nello stesso periodo. Anche la tradizionale polarità tra direzione e operai nel quadro della gerarchia del lavoro, tende ad essere sopravanzata dalla nuova opposizione tra chi è incluso nei processi produttivi e chi ne è, invece, tagliato fuori, tra chi è in e chi è out.

SCIOPERI
Diminuzione degli scioperi in Italia dal 1981 al 2009

reddito lavoro

A partire dagli anni ’80, ha scritto André Gorz, il filosofo (naturalizzato) francese autore di Addio al proletariato (1980), e Metamorfosi del lavoro (1988)

«stiamo uscendo dalla società del lavoro senza crearne nessun’altra».

tornado sul lavoro
La distruzione tecnologica del lavoro

L’ingresso dell’automazione e della robotica nei processi produttivi, poi quella delle tecnologie digitali, hanno ridotto l’esigenza di mano d’opera nelle fabbriche e negli uffici, mentre ulteriori innovazioni annunciano una nuova ondata di distruzione tecnologica del lavoro (The Economist, 2014) (disoccupazione tecnologica). Il sogno di una società liberata dal lavoro sembra quindi mostrare, negli anni della nuova depressione economica, il volto poco rassicurante della povertà diffusa. Il problema del nostro tempo, aggiungeva quindi Gorz ben prima degli anni zero, non è allora quello della produzione, ma dell’

«equa ripartizione sia della ricchezza sia del lavoro necessario a produrla».

Nelle società moderne la finalizzazione capitalistica al profitto si legittimava in quanto portatrice di benessere diffuso. L’impresa che faceva profitti, creava occupazione e finanziava lo stato, concorrendo alla creazione di benessere. Si profila, ora, la possibilità di un capitalismo svincolato dal peso di assicurare l’occupazione e di finanziare il Welfare statale.

Global Class e povertà locali

auto d'oro
La concentrazione della ricchezza e lo sfarzo delle nuove élite

Zygmunt Bauman e Ulrich Beck hanno osservato, tra i tanti, la nascita di una nuova stratificazione sociale, portatrice di diseguaglianze più ampie di quelle comparse con la modernizzazione. Il «mercato senza regole» (deregulation), fine dell’ideologia neoliberale che domina il discorso pubblico dagli anni ’80, non si è dimostrato il meccanismo la cui «mano invisibile» redistribuisce le ricchezze secondo i bisogni, secondo le aspettative di Adam Smith, ma un dispositivo che le concentra oscenamente (il cosiddetto “global pillage”, saccheggio globale): una stima degli anni zero ha calcolato che i tre uomini più ricchi del mondo detengono un reddito pari al Pil di tutti i Paesi più poveri (600 milioni di persone) (Peter Singer, One World: The Ethics of Globalization, 2004).

Si tratta di un fenomeno difficile da percepire nella sua effettiva entità. Il video sottostante mostra, ad esempio, quanto sia arduo per i cittadini americani stimare la diseguaglianza esistente nel proprio paese.

Nei paesi emergenti (BRICS Brasile, Russia, India, Cina, Sudafrica), come in quelli poveri, nascono nuove élite che controllano le risorse naturali e gli scambi commerciali verso i mercati occidentali e si separano dalla condizione media delle loro società, adottando una stile di vita sfarzoso.

Il benessere blindato della nuova stratificazione sociale a Città del Messico
Il benessere blindato della nuova stratificazione sociale a Città del Messico

Emerge una global class di cittadini del mondo, di ogni provenienza, ad alto reddito e capaci di muoversi nello spazio transnazionale per trarne molteplici vantaggi, accanto a una moltitudine di uomini incatenati alla loro condizione locale, con basso reddito, bassa scolarizzazione, limitate opportunità, diritti e libertà di movimento. E’ stato Beck il primo a descrivere questa nuova upper class globale, dalla sala d’aspetto di un aeroporto che miscelava i gusti, le conoscenze e le esperienze di chi faceva colazione a New York per finire la serata a Francoforte dalla quale progettare un week end a Bangkok (U. Beck, What Is Globalization?, 1999). La global class è nomade e a proprio agio nel mondo, i poveri restano legati al suolo.

Bauman ha fatto notare come la nuova stratificazione mondiale presenti aspetti peggiorativi rispetto alla precedente, perché sta venendo meno la reciproca dipendenza tra ricchi e po­veri che vedeva i benestanti di un tempo preoccupati dell’esistenza e dei consumi degli umili nella duplice veste di forza-lavoro e di consumatori. Nella società globalizzata, il consumo è riservato a gruppi di individui agiati, le cui fortune dipendono sempre meno dal lavoro altrui e sono perciò in grado di blindarsi e rendersi autonomi dal resto della società, come accade nelle proprietà fortificate di Città del Messico, Los Angeles, San Paolo, Nairobi [Mike Davis, City of Quartz. Excavating the Future in Los Angeles, 1990]. Il capitalismo deregolato si traduce così in uno spazio economico anarchico, in cui gli animals spirits del mercato esprimono le pulsioni sociali più anomiche.

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Gli aspetti culturali

La compressione spazio-temporale

Riduzione delle istanze dal XVI secolo ad oggi
Riduzione delle distanze dal XVI secolo agli anni ’70

Nella società contemporanea le interconnessioni e le interdipendenze che caratterizzano la vita moderna aumentano vertiginosamente, laddove le distanze, fisiche e comunitative, si riducono.

Mentre il primo aspetto è legato all’integrazione economica e alle telecomunicazioni globali, il secondo si deve alla compressione dello spazio/tempo (space-time compression), la percezione di un mondo rimpicciolito dalla diminuzione dei tempi di percorrenza delle distanze (Harvey, 1989, 1993).

La glocalizzazione

L’interconnessione e il restringimento del mondo non danno luogo, tuttavia, a una cultura globale, uniforme e pienamente omologata, ma a una cultura globalizzata che si manifesta nella trasformazione delle relazioni che legano le nostre pratiche, esperienze e identità culturali ai luoghi che abitiamo. Nel 1997, Roland Robertson ha definito questa trasformaziona glocalisation”, sottolineando come locale e globale oggi non si escludano, ma si fondano, dando luogo a fenomeni paradossali e ironici. La glocalizzazione è infatti,

la presenza simultanea, la co-presenza, sia dell’universalizzazione che di tendenze particolari – the simultaneity – the co-presence – of both universalizing and particularizing tendencies” [Globalization and Indigenous Culture, 1997].

Guerra tribale in Nuova Guinea
Guerra tribale in Nuova Guinea

Una celebre presa d’atto dell’esistenza di questa dinamica si trova in un aneddoto riferito da Anthony Giddens nel 1999:

Qualche anno fa, una mia amica che studia la vita di villaggio nell’Africa centrale fece la sua prima visita in un’area remota, dove avrebbe dovuto svolgere la sua ricerca sul campo. Il giorno in cui arrivò fu invitata da persone del posto a trascorrere la serata insieme al loro: si aspettava di incappare nei consueti passatempi di questa comunità isolata, invece si trovò invitata alla proiezione su videocassetta di Basic Instinct, film che a quell’epoca non era ancora uscito nelle sale di Londra [Runaway World: How Globalization is Reshaping Our Lives, 1999].

Mcdonaldizzazione del mondo (imperialismo culturale)
Mcdonaldizzazione del mondo (imperialismo culturale)

Alla fine degli anni ’90, John Tomlinson aveva precisato che la dimensione glocal è l’esito dei fenomeni di deterritorializzazione e riterritorializzazione culturale, consistenti nella perdita del legame con la località, provocata dal rimodellamento culturale della globalizzazione e nella ridefinizione locale di nuovi costrutti culturali [Globalisation and Culture, 1999].

Teorici come Robertson, Tomlinson e Giddens escludono, quindi, l’idea di una semplice omologazione culturale, alla quale aveva alluso inizialmente l’americano George Ritzer, che nel 1996 aveva parlato di mcdonaldizzazione del mondo, indicando nella diffusione degli hamburger di McDonalds il simbolo della standardizzazione degli stili di vita e di consumo a livello mondiale. Il limite dell’analisi di Ritzer consiste infatti nel pensare alla globalizzazione come ad una riduzione ad uno, alla cancellazione del locale, del quale invece il capitalismo mondiale si serve per alimentare i propri flussi commerciali.

Migrazioni e multiculturalismo

Identificazione nei CIE
L’identificazione nei CIE

Il fenomeno migratorio, antico quanto la specie homo, ha ricevuto un nuovo impulso dalla globalizzazione. La progressiva riduzione dello spazio fra le nazioni indotto dalle tecnologie di informazione e comunicazione esercita effetti significativi sulla percezione reciproca degli abitanti del pianeta e promuove una domanda di mobilità e di cambiamento nel sud del mondo. Flussi imponenti di migranti cercano di sottrarsi alle guerre, alla miseria, all’oppressione politica, passando illegalmente il muro della morte al confine tra Messico e Stati Uniti, o premendo alle frontiere della «fortezza Europa» davanti alle quali, dal 1988, hanno perso la vita oltre ventimila persone.

L’mmigrazione dal sud del mondo è infatti illegale in un mondo che ha abbattuto le barriere alla circolazione delle merci e del denaro, ma ha rafforzato quelle relative allo spostamento degli uomini [Bauman, 2004] .

Lo sfruttamento dei Sikh nell'agro pontino
Lo sfruttamento dei Sikh nell’agro pontino

Nei paesi europei, il soggiorno di stranieri richiedenti asilo o in cerca di un visto per lavoro o ricongiungimento familiare è segnato dalla restrizione della libertà personale nei centri di identificazione o dai rimpatri e, per quelli che ottengono il permesso di restare, da forti difficoltà di inserimento. In Occidente, dove gli immigrati lavorano prevalentemente nei servizi stagionali all’agricoltura, nei cantieri e nei servizi di cura ai malati e agli anziani, la presenza degli immigrati crea resistenze e barriere all’integrazione, a causa dei differenti modelli normativi di cui i nuovi arrivati sono portatori, e della difficile convivenza nello strato più disagiato della popolazione autoctona in cui i nuovi arrivati si inseriscono e nel quale facilmente si accendono conflitti tra laters - autoctoni, ma anche immigrati di più antica data che non è infrequente veder protestare agli uffici comunali perché nel proprio condominio «ci sono troppi stranieri» - e newcomers - i nuovi arrivati [Herbert J. Gans, Makins Sense of America, 1999].

La République
La République

Negli Stati Uniti e in paesi come la Francia e l’Inghilterrra, nei quali il fenomeno del multiculturalismo, cioè della convivenza di gruppi sociali di diversa provenienza, si è presentato fin dalla disgregazione degli imperi coloniali, si sono affermati due modi alternativi, ugualmente problematici, di affrontare le questioni della coesione sociale e dell’inclusione delle minoranze etniche:l’assimilazione e il melting pot.

Il primo modello, praticato in Francia, considera i francesi di ogni origine formalmente uguali nei diritti universali di cittadinanza, senza riguardo alle differenze culturali e religiose che passano in secondo piano rispetto ai valori repubblicani; il secondo, proprio dei paesi anglosassoni, manca della cornice universalistica tipica dell’approccio illuministico dei francesi e mantiene le differenze culturali l’una accanto all’altra rinunciando alla missione di fonderle e assimilarle in una sintesi superiore, come accade appunto in un minestrone, le cui componenti vegetali sono riconoscibili anche dopo la cottura.  

L’universalismo francese si è scontrato, negli ultimi trent’anni, con una forte reazione identitaria da parte dei propri cittadini di origine straniera che hanno avvertito in modo stridente la divaricazione tra una condizione di marginalità e la promessa d’emancipazione della RépubliqueSono espressione di questo disagio il ritorno al velo islamico di donne che non lo avevano mai indossato – shock che alimenta un dibattito estesissimo sulla laicità delle istituzioni e sul divieto di indossarlo a scuola -, il recupero, anche da parte dei figli di immigrati nati in Francia, di comportamenti legati alla religione e alle tradizioni della madre patria, oltre alla forte partecipazione dei beurs (termine dispregiativo per i figli degli immigrati di origine magrebina) alle vicende dei paesi d’origine, dai fischi all’équipe quando gioca con la nazionale algerina, agli scontri di protesta agli Invalides contro i bombardamenti su Gaza.

KKK

Nel modello multiculturale di matrice anglosassone è meno avvertita la necessità di riappropriarsi di costumi che sono lasciati ad ognuno nell‘indifferenza delle differenze, ma è invariato il problema dell’inclusione e forte quello del razzismo, come nel caso emblematico della società americana. Entrambi gli approcci sono in difficoltà davanti ai conflitti normativi, nel momento in cui il complesso di valori e orientamenti di cui sono portatori gli immigrati entra in collisione con le norme sociali e con le leggi dei paesi d’arrivo: poligamia, decisioni sull’educazione dei figli, mutilazioni genitali.

Secolarizzazione e reincantamento del mondo

L’erosione delle tradizioni è stato uno degli aspetti più appariscenti della modernizzazione. Marx ed Engels ne avevano parlato come di un «ininterrotto scuotimento di tutte le situazioni sociali»:

l’incertezza e il movimento eterni contraddistinguono l’epoca dei borghesi fra tutte le epoche precedenti. Si dissolvono tutti i rapporti stabili e irrigiditi, con il loro seguito di idee e di concetti antichi e venerandi, e tutte le idee e i concetti nuovi invecchiano prima di potersi fissare. Si volatilizza tutto ciò che vi era di corporativo e di stabile, è profanata ogni cosa sacra, e gli uomini sono finalmente costretti a guardare con occhio disincantato la propria posizione e i propri reciproci rapporti [Marx, Engels, Manifesto del Partito Comunista, 1848].

In Occidente, la globalizzazione sta erodendo l’autorità di modelli di vita che si rifanno al passato collettivo delle comunità. I modi tradizionali di vivere la famiglia, la sessualità, la procreazione, le differenze di genere e di provenienza, entrano in crisi, diventando habitus senza forza vincolante per molti, scelte reattive di forte identificazione per alcuni.

morale autonoma
La morale autonoma degli individui contemporanei

Le religioni perdono fedeli, il culto viene praticato da un numero decrescente di adepti, sovrastato da quello in aumento di individui che adottano una relazione intima e personale – non più pubblica e condivisa – con la divinità, dove non si professino apertamente atei o agnostici. Lo stile di vita si laicizza. Sono i riti secolari dello spettacolo, dalle partite di calcio ai mega-raduni (anche quando si tratta di eventi religiosi, perché è ora la forma e non il contenuto a creare comunità) ad assolvere, in luogo dei rituali religiosi, il ruolo catartico della costruzione dell’ecclesia, dello stare insieme.

delitti familiari
Disgregazione e violenza familiare

Un luogo di crisi straordinaria della tradizione è rappresentato dalla trasformazione della famiglia e dal nuovo rapporto degli individui con la sessualità e la procreazione. Aumentano le famiglie informali, i divorzi, le famiglie monoparentali e ricostituite, la filiazione fuori dalla famiglia, eterologa, omosessuale, di single, mentre la famiglia nucleare, lasciata sola ad affrontare le trasformazioni e i drammi del vivere quotidiano esplode in mille contraddizioni, diventando luogo di conflitti e di pericolo per i suoi componenti più deboli: le donne, i bambini, i vecchi.

A questo massiccio fenomeno di disgregazione della tradizione e di laicizzazione dei costumi rispondono i fondamentalismi religiosi - cristiano e islamico, ma anche indù e buddista -, espressione di porzioni di società che rifiutano il declino secolare del rispettivo credo e reagiscono riaffermando i valori comunitari della religione tradizionale.

Creazionismo
Creazionismo

Di fondamentalismo religioso si è cominciato a parlare negli Stati Uniti agli inizi del ’900, per riferirsi alle sette protestanti che rifiutavano la teoria biologica dell’evoluzione perché in contrasto con il racconto biblico della creazione. Il numero dei fondamentalisti che negli USA si oppongono all’insegnamento nelle scuole della teoria di Darwin, rappresenta oggi una realtà sociale significativa.

Più noto in Europa è il fondamentalismo islamico, definizione coniata dai media occidentali nel 1979, per indicare l‘integralismo della Repubblica Islamica dell’Iran sorta dalla rivoluzione islamica guidata dell’imam Khomeini. Più recentemente, è stata attribuita al richiamo ai presunti valori fondanti dell’Islam di wahabiti e salafiti che hanno conquistato seguito in diversi paesi islamici, nei quali hanno imposto la sha’ria (la legge coranica). Dall’attentato alle Torri gemelle (2001), attribuito ad Al Qaeda, e seguito dagli appelli dell’organizzazione al jihad, oggi replicati dall’ISIS, il termine ha finito per identificare la violenza di organizzazioni terroristiche o militari che dichiarano di ispirarsi alla lettura integrale della pagina coranica.

L'orologio
L’orologio del califfo Al Baghdadi

Al di là di fenomeni che restano separati dal culto, va osservata la natura radicalmente antimoderna dell’Islam, nel cui contesto manca – con l’eccezione di una gracile letteratura tardonovecentesca - l’idea di una possibile separazione tra etica e politica, etica ed economia, che è invece un tratto distintivo della secolarizzazione moderna e della laicizzazione delle istituzioni politiche occidentali. I musulmani hanno infatti una visione del mondo racchiusa dall’espressione dīn wa dunya, ovvero “religione e mondo”, che rende impossibile per un musulmano riservare l’espressione della propria fede alla sfera intima della propria coscienza, senza tentare di modellare il mondo esterno su di essa.

Le dinamiche culturali della globalizzazione e i sussulti geopolitici che interessano il Medio Oriente e l’Asia generano quindi nei paesi islamici una forte reazione che porta con sé irrigidimento e chiusura identitaria. Ironicamente, il fondamentalismo islamico è, oltre che antagonista, anche figlio della globalizzazione, che lo provvede di reti di comunicazione con cui alimenta le proprie attività di proselitismo.

La qualità dei video prodotti dai numerosi mediacenter legati all’ISIS, spinge ancora più avanti un’ibridazione culturale, negata nei sentimenti, più che mai evidente. Nel video sottostante, un frammento di Greatings from Islamic State (Saluti dallo Stato Islamico) – tra i molti filmati di propaganda dell’ISIS presenti su YouTube – un esempio del sapiente utilizzo degli islamisti delle tecniche di comunicazione, ripresa e montaggio (oltre che della pervasiva presenza di videocamere, smartphone e cronografi) inglobato nei costumi della tradizione più ortodossa.

Gli aspetti politici

Il declino della politica e la post-democrazia

Il finanziere George Soros
Il finanziere George Soros

Da circa tre decenni, i sociologi stanno osservando l’indebolimento della sfera pubblica e della capacità degli stati nazionali di influire sulle scelte di altri organismi anche in caso di decisioni vitali per le proprie collettività. Alcuni autori hanno fatto notare l’emergere di un policentrismo politico-istituzionale nel quale attori non statali - mercati, portatori d’interesse (stakeholder) internazionali, organizzazioni non profit - e organismi internazionali - ONU, UE, OCSE, ecc. - intervengono in politica.

Il panfilo Britannia dove nel 1992 vennero decise del dismissioni del patrimonio pubblico italiano
Il panfilo Britannia dove nel 1992 vennero decise del dismissioni del patrimonio pubblico italiano

Altri, più criticamente, hanno evidenziato il sovvertimento del rapporto tra politica ed economia, nel quale non si realizza più il governo politico dell’economia, ma quello privato ed economico della politica; dove cioè i mercati - poche decine di migliaia di operatori finanziari e alcune agenzie di rating - controllano gli stati condizionandone le scelte, attraverso prassi sempre meno segrete e più esplicite. Per portare un esempio italiano di questa evoluzione, si consideri il passaggio dalla riunione informale sul panfilo della Regina Elisabetta del 2 giugno 1992, nella quale vennero decise con i banchieri anglo-americani le privatizzazioni di SIP (telefoni di stato), autostrade, ENI, Ferrovie dello Stato, Poste, (e perfino della) Banca d’Italia, al memorandum di JP Morgan del 2013, un documento ufficiale con cui una banca straniera ha chiesto riforme costituzionali ad uno stato sovrano (l’Italia) – nell’immagine in alto, George Soros, le cui celebri speculazioni finanziarie costrinsero la sterlina britannica e la lira ad uscire dal Sistema Monetario (SME) nel 1992.

Una ragione di questo rovesciamento risiede nell’asimmetria tra il carattere locale dei poteri statali e quello globale dei poteri economici e finanziari. La politica, soprattutto dei paesi più deboli, è infatti ancorata ai confini degli stati nazionali, entro i quali esercita il potere politico. Al contrario, i poteri economici e finanziari sono ormai poteri globali che si esercitano al di fuori dei controlli politici, e senza i limiti posti dal diritto (dalle legislazioni e dalle costituzioni) che è ancora prevalentemente statale. Ciò che è entrato in crisi è dunque il legame tra democrazia e popolo, nonché quello tra poteri decisionali e regolazione giuridica (Crouch, 2000). In assenza di una sfera pubblica alla loro altezza, i poteri economici e finanziari si sono sviluppati senza limiti né regole, imponendo sempre più apertamente alla politica le loro regole e i loro interessi.

liberalismo

L’altra fondamentale ragione del dominio della sfera economica su quella pubblica è di carattere ideologico e consiste nell’affermazione, da parte del (neo)liberismo (dottrina politica discendente del liberalismo) del primato dell’economia, che si fonda sui due potenti postulati della concezione dei poteri economici come libertà fondamentali (la proprietà è legata da Locke al diritto di autoconservazione) e delle leggi del mercato come leggi naturali (dalla mano invisibile all’ipotesi dell’orda.

Di qui il rifiuto di qualunque intervento statale diretto a limitare l’autonomia degli operatori economici e finanziari e l’assunzione come tesi scientifiche o situazioni di fatto di luoghi comuni ideologici – come il clamoroso errore di Rheinart e Rogoff sul rapporto tra debito pubblico e crescita che ha fatto scandalo nel 2013. Di qui anche la trasformazione della politica in tecnocrazia, cioè nella sapiente applicazione delle leggi dell’economia da parte di governi “tecnici”, in realtà, assolutamente politici (nel senso che assumono decisioni e non si limitano ad applicare regole scientifiche o principitecnici), ma legittimati dai mercati invece che dal consenso elettorale.

La marginalizzazione del consenso e degli strumenti tradizionali della democrazia liberale sfociano così in un modello neo-autoritario (soft-fascism) che non impone i propri interessi attraverso colpi di stato militari (come i golpe degli anni ’60 e ’70), ma con le attività di lobbying e le commistioni tra mafie, massonerie e poteri pubblici.

La subalternità delle politiche nazionali al volere dei mercati (ai quali gli uomini di governo rispondono più che ai loro elettori), ha svuotato, insieme al ruolo di governo della politica, il ruolo e la stessa legittimità delle istituzioni rappresentative, alle quali i poteri economici impongono interventi antisociali (ad esempio, la legislazione sul lavoro) a vantaggio degli interessi privati, della massimizzazione dei profitti e della privatizzazione dei beni comuni. Ne consegue un ruolo parassitario della politica e delle istituzioni democratiche e un generalizzato discredito del ceto politico, attestato da tassi sempre più bassi di popolarità dei partiti, dei loro leader e delle stesse istituzioni rappresentative.

La polis scompare, è il mercato a farsi luogo di socializzazione
La polis scompare, è il mercato a farsi luogo di socializzazione

Questa crisi non si limita ai vertici della politica: l’economia forgia tutte le restanti dimensioni. Nel mondo globalizzato scompare la polis ed è il mercato, come luogo di socializzazione, a sostituirlo, mentre il cittadino perde lo status di portatore di diritti, per diventare consumatore e cliente dei residui servizi pubblici.

Postmodernità vs ipermodernità

Dagli anni ’80, una letteratura filosofica, giuridica e sociologica cerca di comprendere e di definire in modo unitario il passaggio epocale che coincide con la mondializzazione di tutti i principali fenomeni sociali.

Per identificarlo sono state usate le espressioni di post-modernità (Lyotard, 1979; Jameson, 1991), ipermodernità (Virilio, 2004; Lipovetsky, 2004), modernità riflessiva (Giddens, 1989; Beck, 1989), capitalismo maturo (late capitalism) (Jameson, 1991), seconda modernità (Beck, 1986), modernità liquida (Bauman, 2003), società del rischio (Beck, 1986).

Hunger Games: la post-modernità come nuovo feudalesimo
Hunger Games: la post-modernità come nuovo feudalesimo

Si tratta di definizioni che accentuano aspetti diversi della globalizzazione, ma che si distinguono essenzialmente per la prognosi emessa sul nostro tempo, visto come l’epoca dell’accentuazione iperbolica dei tratti della modernità – libertà, individualismo, cambiamento – (dunque iper-moderna), o del tradimento delle sue promesse di libertà ed emancipazione, che fanno dunque della modernità una parentesi e un progetto bruscamente interrotto dal ritorno a fenomeni di rifeudalizzazione e verticalizzazione sociale che accomunano la contemporaneità post-moderna a un Medio Evo pre-moderno (Ziegler, 2004).

Instabilità, appiattimento sul presente, accecamento della velocità

La difficoltà di racchiudere in una sintesi un’evoluzione tanto rapida e contraddittoria è essa stessa un aspetto della crisi del sapere e delle alterazioni della percezione che il post-moderno reca con sé. Quando Lyotard, tra i primi, affrontò il problema, fece riferimento al moto browniano delle particelle, la cui direzione ha la stessa probabilità di orientarsi ovunque. Impiegando il linguaggio della teoria delle catastrofi (Réné Thom, 1978), escluse che i sistemi sociali, tanto più in un’epoca di interconnessione e interdipendenza globale, potessero essere compresi con modelli deterministici:

La globalizzazione è un sistema instabileLa globalizzazione è un sistema instabile

Consideriamo l’aggressività come variabile di stato di un cane; essa cresce in funzione diretta della sua rabbia, variabile di controllo. Supponendo che quest’ultima sia misurabile, arrivata a una soglia essa si traduce in attacco. La paura, seconda variabile di controllo, avrà l’effetto inverso: arrivata a una soglia, si tradurrà in fuga. In assenza di rabbia e paura, la condotta del cane è neutra (picco della curva di Gauss). Ma se le due variabili crescono assieme, le due soglie saranno avvicinate contemporaneamente: la condotta del cane diviene imprevedibile, può passare bruscamente dall’attacco alla fuga e viceversa. In questo caso il sistema è definito instabile: le variabili di controllo mutano secondo valori continui, quelle di stato secondo valori discontinui [Lyotard, La condizione postmoderna, 1979].

Il Concorde
Space-time compression: il Concorde

David Harvey ha parlato, come si è visto, degli effetti culturali di uno spazio-tempo che si comprime (nei due momenti di accelerazione del 1910 con il modernismo, nel linguaggio artistico, e il taylor-fordismo, in quello economico-organizzativo e del 1973 con la crisi petrolifera e il passaggio al postfordismo) per effetto della diminuzione dei tempi di percorrenza delle distanze, sottolineando che:

dato che lo spazio pare ridursi al “villaggio globale” delle telecomunicazioni e all”astronave-terra” delle interdipendenze economiche ed ecologiche  [...] gli orizzonti temporali si appiattiscono totalmente sul presente (il mondo dello schizofrenico) [The Condition of Post-modernity. An Inquiry into The Origins of Cultural Change, 1990].

dromologia
Velocità e accecamento: Saarinen TWA Terminal – New York

E’ stato l’architetto e filosofo francese Paul Virilio, a chiarire al riguardo che l’individuo contemporaneo è intrappolato nel presente da flussi (finanziari, comunicativi, commerciali) che accelerano, la cui velocità li rende incomprensibili e ingovernabili per chi resta fermo (cittadini e territori) (Virilio, 1977; 1999): velocità e accecamento sono dunque effetti (come direbbe Foucault) della governamentalità (neo)liberale che trattiene in un’immediatezza senza passato e senza futuro gli abitanti del mondo contemporaneo.

Sull’informazione e sul sapere come antidoti all’accecamento, si gioca dunque, come aveva ben visto Lyotard, la principale battaglia per orientare i processi di mondializzazione in senso democratico o in seno in autoritario.

http://gabriellagiudici.it/la-globalizzazione-2/

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